La preuve de passage par QR code et puce NFC
Une plaque dans chaque zone, un badgeage à l'arrivée et au départ, une signature qui change à chaque lecture. C'est la pièce sur laquelle tout le reste repose : sans elle, un suivi n'est qu'une saisie de plus.
Prouver une présence, pas enregistrer une déclaration
La plupart des outils de suivi du nettoyage demandent à l'agent de cocher ce qu'il a fait. C'est une déclaration : elle vaut ce que vaut la parole de celui qui la signe, et elle ne règle donc aucun litige, puisque le litige porte précisément sur cette parole.
Nous avons construit l'inverse. L'agent n'a rien à déclarer : il approche son téléphone d'une plaque fixée sur le site. Cette lecture ne peut avoir lieu qu'à quelques centimètres de la plaque, et la plaque, elle, ne bouge pas. Ce qui est enregistré est donc un fait (quelqu'un s'est trouvé à cet endroit, à cette heure), et non une affirmation.
Ce qui est posé sur vos sites
Une plaque par zone, posée à nos frais avant le premier passage, à hauteur de main et à un endroit visible. La même sert à l'agent et aux habitants : nous avons refusé de poser deux affiches côte à côte.
Un QR code
Lisible par n'importe quel téléphone, sans application. C'est lui que scannent les résidents pour voir le dernier passage, et lui qui sert de secours au badgeage quand la lecture de la puce n'est pas possible.
Une puce NFC sécurisée
Une puce NTAG 424, qui signe elle-même chaque lecture. C'est le mode de preuve fort, celui employé au quotidien par nos agents sur le terrain.
Une zone, et une seule
La plaque identifie un endroit précis : cette cage, ce plateau, cet atelier, ce local poubelles. Le découpage se décide avec vous, selon ce que vous voulez pouvoir vérifier séparément.
La plaque est remplacée à nos frais si elle est arrachée ou dégradée. Dans un hall très exposé, nous en posons une de plus dans un endroit moins visible : un dispositif de preuve qui s'arrête au premier acte de vandalisme n'en est pas un.
Un QR code seul ne prouve rien
Un QR code est une image. Il se photographie, se recopie, s'imprime et se colle ailleurs. Un agent mal intentionné, ou simplement pressé, peut donc scanner depuis sa voiture le QR d'une cage qu'il ne montera pas. Tous les dispositifs bâtis sur un QR seul portent cette faiblesse, qu'ils la mentionnent ou non.
La puce NFC sécurisée supprime ce risque. À chaque lecture, elle calcule elle-même une signature cryptographique différente, à partir d'un compteur interne et d'une clé qu'elle ne révèle jamais. Le serveur vérifie cette signature et refuse celles qu'il a déjà vues. Photographier la plaque ne sert à rien, recopier l'adresse lue ne sert à rien, enregistrer une lecture pour la rejouer plus tard ne sert à rien.
C'est une garantie matérielle, pas un engagement de bonne conduite.
Tous les badgeages ne se valent pas, et cela se voit
Chaque passage porte la mention du mode par lequel il a été établi. Rien n'est lissé : vous savez ligne par ligne ce que vaut la preuve que vous lisez, et votre contrat dit quels modes il accepte.
| Mode | Ce qu'il établit | Relevé de position |
|---|---|---|
| Puce NFC signée | Une présence à moins de quelques centimètres de la plaque, non falsifiable et non rejouable. Le mode normal. | Aucun |
| QR code | Une lecture de la plaque, mais le QR étant photographiable, la présence est recoupée autrement. | Au moment du badgeage |
| Déclaratif | L'agent déclare être sur place : plaque illisible, téléphone hors service. Le mode le plus faible, et le plus rare. | Au moment du badgeage |
| Saisie par le bureau | Un passage que l'agent n'a pas pu badger, enregistré par l'encadrement. Toujours signalé comme tel. | Aucun : la saisie n'a pas lieu sur site |
| Système du donneur d'ordre | Votre propre dispositif de badgeage, quand vos sites en sont équipés. Nous enregistrons ce qu'il annonce, tel quel, et nous disons d'où cela vient. | Aucun |
Un dispositif qui n'afficherait que des preuves fortes serait un dispositif qui cache ses exceptions. Nous préférons qu'un passage saisi par le bureau se voie immédiatement dans votre historique : c'est ce qui vous permet de nous le reprocher, et c'est à cela qu'une preuve sert.
Un badgeage, seconde par seconde
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L'agent approche son téléphone de la plaque
Rien à saisir, rien à cocher, rien à signer. L'opération dure le temps d'un geste, et c'est une condition de son acceptation sur le terrain.
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La puce signe la lecture
Elle produit une signature qui n'a jamais servi et ne resservira pas. Le serveur la vérifie, identifie la zone, et ouvre l'intervention.
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L'agent travaille
Pendant ce temps, rien n'est enregistré. Il n'est ni suivi, ni minuté à la tâche, ni interrogé. Il consulte au besoin les consignes du site sur son téléphone.
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Il signale ce qu'il rencontre
Une ampoule grillée, un encombrant, une porte qui ne ferme plus, une fuite : l'anomalie part avec sa photographie, datée de l'instant où elle a été vue. C'est souvent ce que les gestionnaires finissent par préférer au reste.
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Il badge son départ sur la même plaque
La durée réelle sur site se calcule par différence entre les deux lectures. Elle n'est jamais saisie : un temps déclaré se discute, un temps calculé se constate.
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Le passage apparaît dans votre portail
Avec la date, l'heure d'arrivée, l'heure de départ, la durée, le nom de l'agent, le mode de preuve et les anomalies remontées. Et, dans le hall, la page publique affiche la date du dernier nettoyage aux habitants.
Une cage d'escalier n'a pas de 4G
C'est la règle, pas l'exception : sous-sols, cages fermées, entrepôts, zones blanches. Un dispositif qui exige du réseau au moment du badgeage ne fonctionne donc pas là où il doit fonctionner.
Le badgeage est enregistré sur le téléphone, puis remonte dès que le réseau revient, dans l'ordre exact où il a été fait. Un départ ne peut pas arriver avant son arrivée, et rien n'est supprimé en silence : ce qui échoue reste visible pour l'agent comme pour l'encadrement.
Celle du passage, pas celle de la remontée
Un agent badge à 8 h dans une cage sans réseau ; l'information remonte à 18 h. Retenir l'heure d'arrivée au serveur donnerait un historique faux. Retenir aveuglément l'heure du téléphone laisserait une horloge mal réglée, ou reculée volontairement, écrire la preuve.
Nous conservons donc les deux heures, celle déclarée par l'appareil et celle du serveur, et nous gardons l'écart. L'heure du badgeage fait foi tant qu'elle est plausible ; sinon, elle est écartée au profit de l'heure serveur et le passage est signalé. Rien n'est effacé : c'est cet écart conservé qui rend la preuve défendable dans un contrôle contradictoire.
À chaque passage
- La zone, identifiée par la plaque elle-même.
- L'heure d'arrivée et l'heure de départ, et l'écart éventuel avec l'heure du serveur.
- La durée réelle sur site, calculée.
- Le nom de l'agent, que les cahiers des charges demandent presque toujours.
- Le mode de preuve employé.
- Les anomalies signalées, avec photographie et horodatage.
- Les prestations exécutées, lorsque le contrat prévoit un bordereau détaillé.
Jamais
- Aucun suivi de position en continu : entre deux badgeages, le téléphone n'est pas pisté et aucun trajet n'est conservé.
- Aucune position relevée lorsque le badgeage se fait par puce signée, ce qui est le cas normal, sauf si le contrat du site l'exige expressément : la puce établit la présence mieux qu'un point GPS en cage d'escalier, et collecter une donnée dont on n'a pas besoin ne se défend pas.
- Aucune image, aucun son : les seules photographies sont celles qu'un agent prend délibérément pour documenter une anomalie.
- Aucune donnée transmise à un tiers, ni exploitée à d'autres fins que l'exécution du contrat.
Ce qu'on nous demande sur le badgeage
Peut-on badger sans être sur place ?
Pas avec la puce signée. Elle calcule une signature cryptographique différente à chaque lecture, et le serveur refuse une signature déjà vue. Photographier la plaque, recopier son adresse ou enregistrer une lecture pour la rejouer plus tard ne fonctionne pas. C'est une impossibilité matérielle, pas une règle interne que nous vous demanderions de croire.
Que se passe-t-il dans une cage d'escalier sans réseau ?
Le badgeage est enregistré sur le téléphone et part dès que le réseau revient, dans l'ordre où il a été fait. L'heure retenue est celle du badgeage, pas celle de la remontée : un passage de 8 h qui remonte à 18 h reste daté de 8 h. C'est la situation la plus courante en cage d'escalier, et le dispositif a été conçu pour elle plutôt que contre elle.
Que vaut un badgeage par QR code comparé à la puce NFC ?
Moins, et c'est écrit tel quel dans le suivi. Un QR code se photographie : sa lecture ne prouve pas à elle seule la présence sur place, elle est donc recoupée par un relevé de position au moment du badgeage. La puce signée, elle, ne se copie pas. Chaque passage porte la mention du mode employé, et vous savez ce que vaut chaque ligne de votre historique.
Faut-il un téléphone particulier ?
La lecture de la puce signée se fait depuis un téléphone Android. Sur iPhone, cette lecture n'est pas possible depuis un navigateur : c'est le QR code de la même plaque qui sert alors, avec un mode de preuve plus faible. Lorsqu'un marché exige la seule preuve signée, nous équipons les équipes en conséquence, et cela se sait au moment de répondre, pas après le démarrage.
Et si un agent oublie de badger son départ ?
L'intervention est clôturée d'office et le passage apparaît comme tel : l'arrivée est prouvée, le départ manque, et aucune durée n'est affichée puisqu'elle serait inventée. C'est notre encadrement qui traite ces cas. Nous préférons un historique qui montre ses trous plutôt qu'un historique parfait dont personne ne pourrait vérifier la sincérité.
Et si un site est déjà équipé d'un dispositif de badgeage ?
Nous nous y raccordons lorsque c'est prévu au marché : sur les zones qu'il équipe, c'est votre système qui fait référence. Nous enregistrons ce qu'il annonce, tel quel, et l'origine de l'information est indiquée sur chaque passage. Ce que vaut ce dispositif ne nous appartient pas ; ce que nous garantissons, c'est de ne pas le réécrire.
Vos agents acceptent-ils ce dispositif ?
Oui, parce qu'il leur sert. Un agent dont le travail est contesté peut le prouver ; un agent qui signale une anomalie voit qu'elle a été traitée ; et personne ne lui demande de remplir une feuille en fin de tournée. Le périmètre est clair et il est expliqué à l'embauche : ce qui est enregistré, ce sont deux lectures de plaque par intervention, pas une journée de travail.
Les deux autres faces du dispositif
Le portail du donneur d'ordre
Ce que vous consultez : passages du jour, historique, manquements, anomalies, indicateurs et exports.
Découvrir →L'information des usagers
Ce que voit un habitant en scannant la plaque du hall : dernier passage, prochain passage, signalement.
Découvrir →À lire aussi : prouver qu'un passage de nettoyage a eu lieu, et ce qu'un donneur d'ordre peut exiger.
Le voir de vos yeux
La démonstration prend dix minutes, avec une plaque et un téléphone, dans vos locaux ou dans une de vos cages. C'est la façon la plus rapide de juger si ce dispositif change quelque chose pour vous.