Nettoyage haute pression et effacement de graffitis
Parkings, sous-sols, cours, perrons, quais, façades et mobilier extérieur. La pression est le dernier réglage qu'on augmente : mal employée, elle abîme le support.
Ce n'est pas la pression qui nettoie
C'est l'idée reçue de cette prestation, et elle produit chaque année des dégâts définitifs : des joints de pierre creusés, des bétons désactivés dont les granulats se déchaussent, des lames de terrasse dont le veinage s'est ouvert, des enduits de façade arrachés par plaques.
Un nettoyage repose sur quatre leviers : l'action chimique du produit, le temps pendant lequel il agit, la température de l'eau, et l'action mécanique. La pression n'est que le dernier des quatre. Un opérateur pressé monte la pression parce que c'est le seul réglage immédiat ; un opérateur qui sait augmente d'abord les trois autres.
Sur un sol de parking chargé d'huile, par exemple, c'est l'eau chaude et un dégraissant laissé agir qui font le travail. La pression seule ne fait que projeter l'huile plus loin, où elle se redéposera.
Le réglage se décide donc par le support, jamais par l'encrassement. C'est la raison d'être de la visite préalable, et de l'essai sur zone témoin quand le support est incertain.
Ce que nous traitons
Parkings et sous-sols
- Sols, places de stationnement, allées de circulation
- Rampes d'accès, souvent les plus chargées
- Traces d'huile et de liquide de refroidissement
- Marquage au sol dégagé et relisible
- Travail par secteurs, sans immobiliser tout le parking
Cours et abords
- Cours d'immeuble, aires de jeux, cheminements
- Perrons, seuils et escaliers extérieurs
- Dallages, pavés autobloquants, béton désactivé
- Mousses et lichens, avec traitement complémentaire
Quais et zones logistiques
- Sols de quai, seuils, niveleurs
- Aires de manœuvre et de stationnement poids lourds
- Traces de pneus, gasoil, produits renversés
Façades et murs
- Soubassements, murets, clôtures
- Façades accessibles, selon la nature de l'enduit
- Bardages industriels
- Essai sur zone témoin avant toute façade ancienne
Locaux poubelles et conteneurs
- Sol et murs du local, à l'eau chaude
- Conteneurs intérieur et extérieur
- Désinfection après lavage
- Voir aussi les locaux poubelles
Graffitis et affichage sauvage
- Effacement selon la nature du support
- Retrait des affiches et des colles
- Autocollants et adhésifs sur mobilier et vitrage
- Essai sur zone témoin avant intervention
Les graffitis : c'est le support qui décide
Pas la peinture, pas la couleur, pas l'ancienneté. Ce qui détermine le résultat, c'est la porosité de ce qui a été tagué.
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Support fermé ou protégé
Vitrage, métal laqué, carrelage, ou surface déjà traitée par un anti-graffiti. L'encre est restée en surface : l'effacement est complet, et souvent rapide. C'est le cas le plus favorable, et le plus rare.
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Support poreux et nu
Pierre calcaire, béton brut, brique ancienne, enduit mat. L'encre a pénétré dans la matière, parfois de plusieurs millimètres. Un décapage bien mené retire l'essentiel, mais une ombre peut subsister. Nous le disons avant, avec un essai sur zone témoin plutôt qu'une promesse.
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Support peint
Le cas délicat. Le décapant qui attaque le graffiti attaque aussi la peinture dessous : on remplace une tache de couleur par une zone décapée, parfois plus visible. Sur un mur peint, la remise en peinture est souvent la bonne réponse. C'est un métier de peintre, et nous vous le disons plutôt que de dégrader la façade.
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Le délai compte
Un graffiti frais s'efface bien mieux qu'un graffiti de six mois : les solvants n'ont pas fini de migrer dans la porosité, et les pigments n'ont pas été cuits par les ultraviolets. Sur un immeuble régulièrement visé, une intervention rapide coûte moins cher et donne un meilleur résultat qu'une campagne annuelle.
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La protection préventive
Sur un mur régulièrement tagué, un traitement anti-graffiti appliqué après effacement forme une barrière qui empêche l'encre de pénétrer : les passages suivants se règlent alors par un simple lavage. Cela s'étudie au cas par cas, selon le support et l'exposition.
Comment se déroule une intervention
- Identification du support et essai sur zone témoin lorsqu'il est ancien, fragile ou incertain.
- Balisage de la zone et protection de ce qui ne doit pas recevoir de projection : menuiseries, vitrages, coffrets techniques, véhicules.
- Application du produit à la dilution prévue, avec son temps d'action. C'est lui qui travaille, pas la lance.
- Eau chaude dès qu'il y a du gras : elle dissout ce que la pression seule se contente de déplacer.
- Action mécanique adaptée : buse rotative douce et laveur de surface sur les grandes étendues, qui donnent un résultat régulier sans stries.
- Rinçage et évacuation des eaux vers les points prévus, avec ramassage des déchets solides décollés.
- Contrôle et compte rendu horodaté, avec photographies avant et après lorsque le résultat doit être justifié à un conseil syndical ou à un donneur d'ordre.
Ce qu'il faut prévoir
- Un point d'eau accessible et une alimentation électrique à proximité, ou notre accord préalable pour apporter notre propre alimentation.
- Une zone dégagée des véhicules et du mobilier extérieur.
- Pour un parking souterrain : l'état de la ventilation et la position des évacuations au sol.
- Un affichage préalable aux résidents ou aux salariés, que nous préparons si vous le souhaitez.
- Hors période de gel : l'eau projetée gèle sur les surfaces et rend la zone dangereuse.
Ce que nous ne faisons pas
La remise en peinture d'une façade ou d'un mur décapé relève d'un peintre, et nous vous orientons plutôt que d'improviser.
Le décapage de façade sur bâtiment classé ou ancien en pierre de taille relève d'une entreprise de ravalement spécialisée, avec des techniques (gommage, nébulisation) que nous ne pratiquons pas.
À quel rythme intervenir
| Surface | Rythme courant | Remarque |
|---|---|---|
| Parking souterrain d'immeuble | Annuelle à semestrielle | Par secteurs, avec affichage préalable |
| Rampe d'accès de parking | Semestrielle | Concentre les dépôts d'huile et l'eau de ruissellement |
| Cour et cheminements d'immeuble | Annuelle, au printemps | Après l'hiver, avec traitement anti-mousse |
| Quai de livraison | Trimestrielle à semestrielle | Selon l'intensité du trafic poids lourd |
| Local poubelles | Mensuelle à trimestrielle | À l'eau chaude, avec désinfection après lavage |
| Graffitis | À la demande, sous délai court | Un graffiti frais s'efface bien mieux qu'un graffiti de six mois |
Haute pression : ce qu'on nous demande
La haute pression abîme-t-elle les surfaces ?
Elle peut, et c'est le premier sujet à traiter. Une pression excessive creuse un joint de pierre, déchausse les granulats d'un béton désactivé, ouvre le veinage d'un bois et arrache un enduit fragile. Le dégât est irréversible et il coûte bien plus que le nettoyage.
Le bon réglage se décide par le support, jamais par l'encrassement : on augmente d'abord le débit, la température et le temps d'action du produit, et la pression en dernier. Sur les matériaux sensibles, nous travaillons à basse pression avec une buse rotative douce.
Un graffiti part-il toujours complètement ?
Cela dépend du support, pas de la peinture. Sur une surface fermée ou protégée par un traitement anti-graffiti, l'effacement est complet.
Sur un support poreux et nu (pierre calcaire, béton brut, brique ancienne) l'encre a pénétré dans la matière : un décapage bien mené retire l'essentiel, mais une ombre peut rester. Nous vous le disons avant d'intervenir, avec un essai sur une zone témoin plutôt qu'une promesse.
Que faut-il prévoir avant votre venue ?
Un point d'eau accessible et une alimentation électrique à proximité, ou l'accord pour que nous apportions notre propre alimentation. La zone doit être dégagée des véhicules et du mobilier.
Pour un parking souterrain, il faut connaître l'état de la ventilation et les points d'évacuation au sol. Nous relevons tout cela à la visite préalable, avant le devis.
Peut-on traiter un parking souterrain occupé ?
Par zones, et jamais en une fois. Nous découpons le parking en secteurs, chacun libéré à tour de rôle avec un affichage préalable aux résidents ou aux salariés, et nous traitons secteur par secteur.
C'est plus long qu'une intervention sur un parking vide, mais cela évite d'immobiliser tout le monde une journée entière, et c'est ce qui rend la prestation acceptable en copropriété.
Traitez-vous les mousses et les lichens ?
Oui, sur les cheminements, les perrons, les terrasses et les façades accessibles. Mais la haute pression retire la mousse visible sans détruire ce qui reste dans la porosité : sans traitement complémentaire, elle repousse en une saison.
Un produit anti-mousse appliqué après lavage, avec un temps d'action, allonge nettement le résultat. C'est ce qui fait la différence entre un nettoyage annuel et un nettoyage tous les trois ans.
Les taches d'huile partent-elles d'un sol de parking ?
En grande partie, rarement en totalité. Une huile fraîche s'enlève bien ; une huile qui a migré pendant des années dans la porosité d'un béton nu laisse une ombre, parce que la tache est dans la matière et non dessus.
L'eau chaude et un dégraissant laissé agir donnent le meilleur résultat possible. Nous préférons annoncer une amélioration franche plutôt qu'un sol comme neuf que personne ne peut livrer.
Prestations souvent associées
Parties communes
Le contrat d'entretien qui porte la haute pression périodique.
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Envoyez-nous une photographie et la surface approximative : c'est souvent suffisant pour un premier avis. Nous venons ensuite identifier le support gratuitement et, si nécessaire, nous faisons un essai sur zone témoin avant de chiffrer.