Développement durable
Le secteur de la propreté produit beaucoup de chartes vertes et peu de changements mesurables. Cette page dit ce que nous faisons réellement, et, c'est plus rare, ce que nous ne faisons pas encore.
Moins de références, mieux dosées
L'essentiel de l'impact d'une entreprise de propreté tient dans deux chiffres : ce qu'elle verse dans les canalisations, et ce qu'elle jette en emballages. Les deux se réduisent par la même décision : acheter concentré et diluer sur place.
Un bidon de cinq litres de concentré remplace plusieurs dizaines de flacons prêts à l'emploi, que l'on transporte, stocke et jette. Et la dilution se fait à la dose, ce qui rend le surdosage matériellement difficile : sur un chariot, la tentation de « mettre un peu plus pour que ça sente » est la première source de rejet inutile.
Six références seulement
Détergent neutre, détergent désinfectant, dégraissant, détartrant, nettoyant vitres, crème à récurer douce. Un agent qui a trente flacons en emploie un pour un usage qui n'est pas le sien.
Écolabel européen ou équivalent
Pour les produits d'entretien courant. Les désinfectants, eux, ont une efficacité établie selon les normes européennes (EN) correspondant à l'usage.
Achat en concentré
Dilution sur place, à la dose. Moins d'emballages transportés, moins de plastique jeté, pas de surdosage possible.
Microfibres lavées
Franges et lavettes changées par zone, puis lavées et réutilisées. Aucun consommable à usage unique dans l'entretien courant.
Lavage à plat
Une frange imprégnée à la dose plutôt qu'un seau d'eau traîné de palier en palier : moins d'eau consommée, et un sol réellement propre.
Fiches disponibles
Fiches techniques et fiches de données de sécurité fournies sur demande, pour vos propres dossiers et vos audits.
Certains produits techniques n'existent pas en version écolabellisée : un détartrant réellement efficace, un décapant de sol. Nous les employons alors ponctuellement, à la bonne dilution, et nous le disons plutôt que de laisser croire que tout notre chariot porte un label.
Quand le support s'y prête, nous pouvons aussi nous en passer : un sol souple se décape à l'eau claire avec un disque abrasif spécifique, et un marbre se cristallise par disques diamantés et eau, sans produit chimique. Ce n'est pas possible sur tous les sols ni dans tous les états : nous le proposons lorsque le diagnostic le permet.
Les nôtres, et les vôtres
- Les emballages de nos produits sont réduits à la source par l'achat en concentré, et éliminés par les filières adaptées.
- Sur vos sites, nous respectons votre organisation de tri : nous collectons et déposons aux points que vous désignez, dans les contenants que vous indiquez.
- Sur les débarras et les remises en état, le tri précède l'évacuation et la filière est arrêtée avant l'intervention, avec vous.
- Les franges et lavettes usagées partent en lavage, pas à la poubelle.
- Le matériel est réparé tant qu'il peut l'être : une autolaveuse se maintient, elle ne se remplace pas tous les trois ans.
Un suivi sans une feuille
Dans ce métier, la traçabilité se pratique traditionnellement avec des feuilles de passage affichées dans les cages, des fiches de contrôle papier et des rapports imprimés. Multipliez par le nombre d'entrées d'un patrimoine et par douze mois.
Chez nous, le passage se badge sur une plaque, le contrôle se saisit sur un téléphone, le rapport s'exporte. Il n'y a pas de feuille à imprimer, à afficher, à remplacer ni à archiver, et l'information est disponible le jour même plutôt qu'à la fin du mois.
Ce n'est pas l'argument écologique le plus spectaculaire. C'est un des rares qui soit entièrement vrai.
Ce que nous ne faisons pas encore
Une page « développement durable » qui ne contiendrait que des réussites serait, par construction, incomplète. Voici l'autre moitié.
Notre flotte n'est pas électrique
Nos véhicules sont thermiques. Ce que nous faisons en attendant relève de l'organisation plutôt que de l'affichage : des tournées groupées par secteur, et un territoire volontairement limité à la Moselle.
Nous ne mesurons pas notre consommation d'eau
Le lavage à plat en consomme structurellement moins qu'un seau traîné d'étage en étage, mais nous n'avons pas de chiffre par site à vous montrer. Annoncer une réduction non mesurée serait exactement ce que nous reprochons aux autres.
Nous n'avons pas de bilan carbone
Ni de certification ISO 14001, ni de label environnemental de branche. Nous ne l'écrirons pas tant que ce ne sera pas le cas, et nous ne renverrons pas non plus à un « engagement pour 2030 » qui n'engage personne aujourd'hui.
Nos consommables sanitaires ne sont pas tous recyclés
Nous proposons des papiers issus de fibres recyclées lorsque le client le souhaite, mais ce n'est pas le choix par défaut sur tous les contrats. C'est une option du devis.
La partie durable dont on parle le moins
Dans la propreté, le premier enjeu durable n'est pas le produit : c'est le travail. Horaires fractionnés, temps partiels subis, rotation permanente des agents, sites changés tous les mois.
Nous travaillons à l'inverse : un agent attitré par site, des tournées regroupées géographiquement pour limiter les trajets non payés, et la reprise du personnel du prestataire sortant lorsque les conditions de transfert prévues par la convention collective sont réunies, avec l'ancienneté et la qualification conservées.
Un agent qui connaît son site et qui y revient fait un meilleur travail. C'est aussi la première condition de la qualité.
Ce que nous fournissons à un acheteur
- La liste nominative des produits employés, avec leurs labels.
- Les fiches techniques et les fiches de données de sécurité.
- Le descriptif des dosages et du mode de dilution.
- Le matériel affecté au marché et son dimensionnement.
- Les modalités de tri et d'élimination retenues sur vos sites.
Nous ne fournissons pas de « charte environnementale » signée : un document qui n'est opposable à rien n'a pas sa place dans un dossier. Les éléments ci-dessus, eux, se vérifient.
Ce qu'on nous demande sur nos pratiques
Vos produits sont-ils écolabellisés ?
Les produits d'entretien courant portent l'Écolabel européen ou un équivalent. Certains produits techniques n'existent pas en version écolabellisée : un détartrant efficace, un décapant de sol : nous les employons alors ponctuellement, à la bonne dilution, plutôt que de prétendre le contraire.
Pourquoi seulement six références de produits ?
Parce qu'un agent qui a trente flacons sur son chariot finit par en employer un pour un usage qui n'est pas le sien, souvent surdosé. Six références couvrent l'essentiel : moins de produits, moins d'erreurs de dilution, moins d'emballages, et un agent qui sait ce qu'il tient.
Êtes-vous certifiés ISO 14001 ?
Non, et nous ne l'écrirons pas tant que ce ne sera pas le cas. Ce que nous pouvons montrer, ce sont les produits employés, leurs fiches, et la façon dont ils sont dilués sur place. C'est moins décoratif dans un dossier, et c'est vérifiable.
Qu'est-ce que vous ne faites pas encore ?
Notre flotte n'est pas électrique. Nous ne mesurons pas notre consommation d'eau par site. Nous n'avons pas de bilan carbone. Ce sont des faits, pas des objectifs déguisés : les annoncer comme des engagements datés serait plus vendeur et moins honnête.
Pouvez-vous utiliser nos propres produits ?
Oui, si vous y tenez, certains sites imposent leur gamme pour des raisons de compatibilité avec les revêtements ou de politique interne. Nous vérifions alors que le protocole reste applicable et que les dosages sont tenables, et nous vous le disons si ce n'est pas le cas.
Proposez-vous des consommables recyclés ?
Oui, en papier hygiénique et en essuie-mains issus de fibres recyclées, sur demande. C'est une ligne de devis : selon les gammes, l'écart de prix est réel et c'est à vous d'arbitrer, pas à nous de l'imposer en silence.
Un dossier à monter ?
Si vous répondez à un critère environnemental dans une consultation, dites-le-nous : nous fournissons les éléments vérifiables plutôt qu'une charte.